Samedi 13/10 – Cantates de G.F. Haëndel

Samedi 13 octobre à 20h30

Cantates de jeunesse de G.F Haëndel

Deborah Cachet, soprano et l’Achéron

Marie Rouquié & Amandine Solano, violons Solmund Nystabakk, archiluth Yoann Moulin, clavecin François Joubert-Caillet, viole de gambe & direction

Programme :  

Notte placida HWV 142 (Rome, 1708) Sonata a tre –

Andante, Allegro HWV 391

Armida abbandonata HWV 105 (Rome, 1707)

Agrippina condotta a morire HWV 110 (Rome, 1707)

Sonata per il cembalo HWV 580

Figlio d’alte speranze HWV 113 (Venise, 1706)

Cantates

 

Georg Friedrich Händel a une vingtaine d’années lorsqu’il se rend en Italie, le voyage obligé pour tout artiste au début du XVIIIème siècle : tout d’abord invité par Gian’ Gastone de Medici à Florence, il y passe quelques temps ainsi qu’à Venise où il compose sa cantate Figlio d’alte speranze en 1706, mais c’est surtout à Rome que Händel va séjourner et faire la rencontre de divers mécènes tels que les cardinaux Ottoboni, Pamphilj et Ruspoli pour lesquels il composera le plus grand nombre des 60 cantates qu’il écrira durant ce séjour transalpin. De 1706 à 1709, Händel va voyager entre Rome, Naples, Florence et Venise, il va y croiser Antonio Vivaldi, Alessandro et Domenico Scarlatti ainsi qu’Arcangelo Corelli avec lequel il jouera fréquemment.

Ces cantates ont été jouées dans les salons des mécènes dont Händel était devenu le protégé, comme par exemple les dimanches lors des Conversazioni de l’Accademia degli Arcadi chez le Cardinal Ruspoli, avec le plus souvent un seul chanteur et quelques instruments l’accompagnant. Elles se situent entre la musique de chambre et l’opéra et sont pour Händel le moyen d’expérimenter les éléments qu’il utilisera ensuite dans des oeuvres plus larges, des sortes d’opéras miniatures. Les cantates proposées ici mettent en scène des personnages classiques : Démophon, Armide, Agrippine et Abdolomyne.

Malgré sa jeunesse, le style de Händel est déjà bien défini, il montre sa maîtrise pour le stile moderno et l’avénement du bel canto où la voix ne sert plus uniquement le drame dans les longs récits typiques du XVIIème siècle, mais également de manières descriptive et virtuose dans des airs plus développés. Ces cantates sont d’une grande finesse, laissant présager le génie des opéras que Händel composera ensuite en Angleterre.